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DU MIEL A TOUTES LES SAUCES !



Le miel peut être un très bon ingrédient pour les recettes et la bonne cuisine !


Au-delà des toasts de chèvre au miel, vous pouvez l’utiliser du matin au soir, que ce soit pour remplacer le sucre dans les sauces justement, ou la confiture sur les tartines, le sucre blanc dans le café ou la tisane ; le miel peut se retrouver dans de nombreux plats.


En tant qu’apiculteur, vous devez connaitre ces diverses utilisations pour en parler avec les prospects et vos clients et vous pouvez par le biais de la cuisine : des recettes simples à celles plus difficiles, mieux vendre votre production et la mettre en valeur.


Rien ne vous empêche aussi d’avoir recours à des transformations de produits, réalisés par vos soins pour augmenter votre gamme de produits.


Du pain d’épices par exemple, du pain au miel, des idées de recettes, quelques conseils pour la clientèle.


Historique



Les romains tout comme les autres peuples avant eux utilisaient le miel, sauf qu’ils en consommaient dans beaucoup de plats.

Le déclin du miel comme ingrédient sucrant de tous les jours s’est produit au 18e et 19e siècle avec la culture de la canne à sucre puis de la culture de la betterave sucrière et le processus d’extraction de mélasse, qui ensuite raffinée devient le sucre blanc.

Le miel a cependant pour lui, un grand nombre d’avantages pour peu d’inconvénients et ce sont ces avantages qu’il faut citer en exemple.

Des exemples en cuisine, en médication, en tant qu’aliment, le miel et les autres produits de la ruche peuvent être à la base de nombreux remèdes.


La consommation pour en voir les effets doit être journalière et elle peut être variée :


De la cuillère de miel pour les enfants avant le départ pour l’école à celle que l’on trempe dans le café, au remède avec du rhum pour soigner la toux et mieux dormir : avec modération bien  sûr !

De la recette hebdomadaire accommodée au miel en sauce, ce miel passé au four, caramélisé ou pour la recette gastronomique qui fait forte impression, le miel est à toutes les sauces !


Quelques essais 



-          Du lait chaud au miel : une recette déjà connue des romains, du lait et du miel chauffé à feu doux. De quoi se préparer un bon goûter.

-          Du pain perdu au miel

-          Une tarte non plus au sucre mais avec du miel

-          Des œufs brouillés au miel

-          Des petits pains au miel

-          Du pain d’épices


Et bien d’autres choses encore, la seule limite est votre imagination et le temps que vous pouvez y consacrer mais un quart d’heure suffit pour les petites préparations.

COMMENT CONCEVOIR MA MIELLERIE ? MON LOCAL D'EXTRACTION ?


Installer une véritable miellerie est l’affaire de professionnels, d’autant que celle-ci est réservée aux apiculteurs professionnels et installés avec plusieurs dizaines voire centaines de ruches.

Qu’en est-il pour les apiculteurs amateurs ?


Comme je l’ai précisé dans des articles antérieurs, il est possible de mutualiser le matériel entre apiculteurs et de s’entraider. Il est aussi possible, dans certains cas d’utiliser le rucher école et le matériel de votre syndicat apicole ou de votre association.

Cela vous demande d’engager moins de moyens dans votre production, mais vous êtes alors contraints par des horaires, des locations ou tout autre désavantage de ce genre de système.

Une fois que vous avez atteint soit un certain niveau d’expérience, ou alors un certain nombre de ruches, il peut être intéressant de disposer de votre propre matériel.

Avant l’achat : la réflexion !

La réflexion dans le cas où vous voulez votre propre salle d’extraction se fera selon deux aspects :

-          La réflexion pour le local

-          La réflexion pour l’achat du matériel

COMMENT EXTRAIRE LE MIEL ?


Nous avons vu dans un article précédent, la marche à suivre pour tirer les hausses, voyons maintenant la procédure pour les extraire et mettre son miel en pot.

NB : un autre article vous donnera des conseils pour aménager votre propre salle d’extraction ou petite miellerie.

Pour l’instant, focalisons-nous sur ce qu’il doit être fait avec cette hausse. Vous avez donc vos hausses dans un endroit clos, sans ouverture, sans grille d’aération ouverte etc. Vous pouvez car il reste toujours quelques abeilles, allumer la lumière ou les laisser naturellement se coller sur les carreaux. Cela permet d’être tranquille pour la partie extraction.

L’extraction se fait avec des hausses fraichement tirées de la veille ou du jour.

Il est aussi conseillé d’acheter un déshumidificateur d’air pour éviter les variations d’humidité dans le miel et dans la salle d’extraction.

Il y a l’extraction en elle-même puis la mise en pot qui sont deux étapes distinctes.

Pour l’extraction, la salle doit être fermée et lumineuse, le premier travail consiste à couper les opercules de cire naturelle, sur les cadres de hausse pleins.

Vous pouvez faire cette opération avec un couteau, un peigne ou de l’équipement électrique, peu importe le matériel à ce stade. Une fois tous les opercules retirés vous pouvez placer les cadres dans l’extracteur.

Le miel commence à couler par gravité au fond de l’extracteur, il faut alors fermer hermétiquement l’extracteur (le robinet du bas) et placer un seau en PVC alimentaire pour récupérer le miel à la sortie de l’extracteur. Un extracteur tangentiel peut prendre moins de cadres qu’un radial qui peut pour le plus petit recevoir 9 cadres.

Astuces : Vous devez répartir les cadres selon le poids dès le début du chargement quel que soit votre modèle d’extracteur.

Les jeux sont faits !


Si vous avez un moteur électrique vous pouvez le faire tourner doucement puis plus vite, l’extracteur pour apiculteur amateur repose sur un trépied il est donc simple de poser ses propres pieds sur les pattes métalliques pour éviter les mouvements trop brusques de l’extracteur.

Si vous n’avez pas de moteur, c’est le moment de sortir ses muscles !

Avoir un moteur est avantageux pour ne pas vous fatiguer mais surtout pour pouvoir continuer de couper les opercules dans le même temps. Tourner la manivelle n’est la bonne technique que si vous avez 2 à 3 ruches.

Après que les mouvements de l’extracteur s’arrêtent et que le miel ne coule plus, vous pouvez inverser le sens de rotation car il reste toujours du miel de l’autre côté des cadres. Cette opération peut être faite deux fois.

De cette manière, vous avez extrait un maximum de miel, le miel restant ou pouvant rester dans les alvéoles est certainement du miel de colza ou du miel ayant encore son opercule.

A ce stade, vous pouvez reprendre les cadres et les remettre dans la même hausse, vous pouvez aussi ouvrir la vanne de l’extracteur et peut être sourire à la sortie de votre miel…

Astuces : Trouver une cale pour pencher l’extracteur, vous récupérerez tout le miel.

Évitez aussi de remplir le seau à fond, le miel ayant une densité de 1.4, le seau peut être plus lourd qu’il n’en a l’air : il peut être lourd à manipuler ou la anse peut se briser. Ce ne serait pas le moment !!!

NB : si lors des diverses manipulations, du miel coule à terre, nettoyer tout de suite avec de l’eau très chaude, cela évitera les sols durs à nettoyer après l’extraction et la mise en pot et de possibles chutes.

Après l’extraction de tous les cadres, et le remplissage des seaux que je vous espère nombreux, vous pouvez passer le miel au maturateur surmonté d’un filtre, le filtre retient les plus grosses impuretés du miel et c’est aussi à ce moment-là qu’un  apiculteur affamé peut goûter sa production, de la journée, du mois ou celle de la saison !

Le miel devra rester deux jours dans le maturateur, ainsi l’unique chose qui puisse gêner la récolte n’est pas le fait d’avoir un moteur ou des bras mais bien d’avoir un seul maturateur !

Le miel doit passer du temps en maturateur car les dernières impuretés vont faire surface et une écume naturelle va se former. Elle peut être enlevée au bout de deux jours, ou d’un jour et d’une nuit.

Si vous avez bien suivi : le lendemain si vous avez utilisé l’extracteur le matin, vous pouvez enlever l’écume puis mettre en pot !

Pour les petites récoltes, les cales sous le maturateur peuvent aussi aider à faire des pots pleins !

NB : il est conseillé pour la mise en pot de prendre une balance numérique fiable, car s’en tenir à la forme du pot ne donne jamais vraiment la bonne capacité. Pour votre production en amateur vous pouvez vous en passer mais au-delà de 100 kilos, utiliser une balance, c’est aussi sortir plus de pots !

Et bien sûr à la fin de cette mise en pot, un nettoyage s’impose à l’eau chaude, sauf si vous prévoyez de poursuivre l’extraction sur plusieurs jours. Quoiqu’il en soit vous devez toujours nettoyer l’ensemble de votre matériel et le rincer, le faire sécher et vous devez laver votre local après chaque récolte.

Après ce lavage, il est intéressant de laisser sécher les éléments et de capter l’humidité résiduelle avec votre déshumidificateur. Vous pouvez aussi couvrir votre matériel pour éviter la poussière et les saletés durant la période basse.










COMMENT DIVERSIFIER SA PRODUCTION ?



La récolte de la propolis peut être une bonne manière de proposer d’autres produits issus de vos ruches, vous pouvez aussi vendre du pollen, mais cette pratique requiert du temps et peut parfois affaiblir des colonies ou stopper les pontes des reines.

 Récolter la propolis par grattage n’est pas préjudiciable à la colonie surtout si vous avez autour de votre rucher, beaucoup de peupliers ou de marronniers.

L’apport de propolis, pour la colonie sert à mastiquer la ruche et à éviter les intrusions, vous avez déjà pu remarquer qu’il est plus dur de tirer les cadres d’une ruche si vous espacez vos visites : le couvre cadres reste collé : cela est dû à la propolis.

Le but est de récolter la propolis sur le dessus des cadres, cela reste la méthode la plus simple.

ATTENTION NE PAS RÉCOLTER SI TRAITEMENT ANTI VARROAS ET GRATTER LES CADRES POUR ENLEVER LES IMPURETÉS AVANT TOUTE TENTATIVE DE RÉCOLTE

Composition de la propolis 

La propolis n’est bien sûr pas uniquement de la sève mais elle est associée à de la cire ce qui lui permet d’être plus malléable. Voici sa composition :
-          55/100 de baumes ou de résines
-          30/100 de cire
-          10/100 de composés huileux et d’huiles essentielles
-          5/100 de pollen 

Période de récolte 

La période de récolte est en été, après la miellée principale, celle-ci peut dépendre des régions mais elle sera possible globalement de courant mai à mi-juillet. 

Il ne faut pas s’attendre à récolter beaucoup de cette substance par ruche, cela dépendant avant tout de votre emplacement de rucher et de votre souche d’abeille, au mieux vous aurez la possibilité de récolter 200 à 300 grammes par ruche. La période de  récolte maximale se fait en juin.

Comment faire ?

Vous pouvez à chaque visite, gratter la propolis, sur la tête de cadres propres, la propolis fraiche est davantage malléable et ressemble à du mastic. La facilité de grattage des cadres sera plus ou moins grande en fonction de la température extérieure.
Pour chaque ruche à chaque passage vous n’obtiendrez que quelques grammes.

 Pour gratter les cadres plus facilement vous pouvez vous servir de la partie recourbée de votre lève-cadres. Vous pouvez ensuite mettre cette propolis dans un pot et poursuivre votre visite de rucher.

De retour chez vous, vous pouvez effectuer un premier nettoyage pour évacuer les impuretés, vous pouvez passer les morceaux de propolis à l’eau froide pour retirer les divers débris de cire, parfois des morceaux d’abeilles ou des poussières.

N’hésitez pas à malaxer la propolis pour faire sortir tous les débris et corps étrangers, il est recommandé de recommencer l’étape du trempage plusieurs fois, jusqu’à ne plus avoir de débris flottants. 

Après ce nettoyage assez simple, vous devez laisser la propolis sécher sur du papier absorbant à l’abri de la lumière pendant 48 h, vous pouvez ensuite éliminer les particules de cire encore présentes.

Après cette étape, il va falloir mettre la propolis 24h au congélateur, pour la rendre plus ferme.
Ensuite vous pouvez vous servir d’un moulin à café propre ou uniquement utilisé à cet effet pour réduire cette propolis en poudre. Une fois la poudre en quantité suffisante vous pouvez la mettre en pot et le vendre en l’état.

Conseils de vente

Il est préférable de ne pas s’attendre à une production exceptionnelle et il est préférable de ne débuter ce type de récolte que lorsque vous avez plus de cinq ruches. De cette manière, vous allez au moins pouvoir produire plus d’un kilo. 

N’hésitez pas alors à conditionner la propolis dans des pots de 250 grammes, voire plus petits, la production donc la vente sera plus exclusive et le client ne sera pas stoppé par le prix, si le conditionnement est plus petit.