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QUELLES PLANTES MELLIFERES PLANTER DANS SON JARDIN ?



Vous voulez aider les abeilles et les insectes en ayant dans votre jardin des plantes, des arbres et des arbustes mellifères ou encore produisant du pollen ?

C’est tout à fait louable et bénéfique pour l’environnement.


Nous avons déjà abordé, les cultures de couvre-sols ou CIPAN qui peuvent permettre à vos colonies de mieux vivre durant l’année, ces cultures peuvent aussi être utiles pour les animaux sauvages ou des animaux d’élevages.


Le Saule Marsault Salix Caprea
 

Cet arbre très mellifère appartient à la famille des Salicaceae, il s’accommode de terrains en friche il produit en effet de nombreux chatons mellifères courant février mars. Il produit aussi, un nectar peu parfumé mais très bénéfique pour le développement des colonies d’abeilles et pour les apidés en général.
anthères et pollen


COMMENT ATTIRER LES INSECTES DANS MON JARDIN ?



Que ce soit pour avoir des papillons, des bourdons, des abeilles, des coccinelles et tous les autres auxiliaires du jardin ou simplement pour favoriser la biodiversité ou réguler les parasites comme les pucerons, il existe des solutions simples :


D’un point de vue purement utilitaire, vous pouvez acheter des bourdons pour la pollinisation de votre verger, vous pouvez aussi acheter des coccinelles pour lutter contre les pucerons mais la meilleure idée pour un recours naturel est de les inciter à venir dans votre jardin !


Leur offrir le gîte et le couvert !


Qui de vous espère habiter un lieu qui vous propose de très bons repas mais pas de possibilités pour dormir la nuit ?

Personne n’en voudrait ! Pas même pour un court séjour de vacances…

Pour les insectes auxiliaires, c’est la même chose.


A table ! 


Il faut faire en sorte de leur offrir de la nourriture : du nectar, du pollen ou des pucerons pour nos amies les coccinelles, rassurez-vous les pucerons viendront seuls, sans effort de votre part ! A moins d’une météo cataclysmique, ils restent sur les rosiers par exemple. 


Vous pouvez semer des plantes mellifères, il existe déjà un article à ce sujet dans la catégorie Trucs et Astuces.
 

Pour les papillons, vous pouvez aussi, planter par exemple, les bien nommés  «  arbres à papillons » buddléja  ou alors laisser par exemple les orties pousser pour la ponte des vulcains. 


Arbre à papillon



Un peu d’espace, une bordure qui demande de l’entretien, plantez y de la sauge ou encore de la lavande,  les bourdons en seront content.

Vous pouvez pour les chrysopes, (photo ci-dessous) et pour tous les autres… recyclez !

Insecte auxiliaire



Imaginer un gîte 5 étoiles, pas cher !


Prévoir par exemple des rondins de bois, percés de trous, des hôtels à insectes achetés et prêts à installer ou bien les concevoir et les fabriquer vous-même.


Parfois une simple bouteille en plastique, dont le fond est découpé avec du carton enroulé et placé à l’intérieur, peut très bien faire l’affaire. Pour les chrysopes, soyez aux petits soins, laissez donc quelques pucerons, je suis sûr que  ce sera facile !

Jardin de l'Abbaye de Saint Riquier Hauts de France



Vous trouverez ci-dessus, un exemple qui est l’hôtel à insectes du jardin de l’abbaye royale de Saint Riquier dans les Hauts de France.


Bien évidemment, si les insectes auxiliaires sont vos nouveaux résidents, ils seront là aussi plus tôt pour débusquer les parasites et réduire les attaques sur vos plantations. Certains d’entre eux peuvent aussi aimer le bois mort et les hautes herbes. 


Et n’oubliez pas les nichoirs à oiseaux et ceux pour les chauves-souris pour vous débarrasser des moustiques.

Si vous le pouvez aussi, vous pouvez installer des mangeoires dans les arbres, pour parfaire ce jardin où la faune semble la mieux accueillie !




DÉTAILS DE CRÉATION DE L'ESSAIM ARTIFICIEL



Que va-t-il se passer dans la ruchette ?


Après avoir utilisé le déplacement ou la fermeture temporaire de la ruchette, voici ce qu’il va se passer :

Dans cette configuration, les phéromones de l’ancienne reine vont très vite se dissiper, la colonie artificielle sera orpheline. Pour parer à ce problème, les abeilles vont nourrir une larve de moins de 3 jours à la gelée royale exclusivement, de manière à ce qu’elle devienne une reine. (voir mon article sur les généralités de l’abeille pour plus de détails : rubrique Conduite d'élevage en bas de page ou tapez votre mot dans l'onglet Recherche) .


Une reine peut de son stade œuf à sa naissance, évoluer et sortir de la cellule royale en 16 jours, avoir une nouvelle reine se fait donc en 15 jours environ.


Et la récolte de nourriture ?


Les abeilles que vous avez prises de votre ruche principale étaient principalement de jeunes ouvrières, celle-ci vont donc devenir après les deux jours ou la période d’éloignement de la ruchette, de nouvelles butineuses et gardiennes, les abeilles naissantes du couvain operculé vont alors prendre leur place à l’intérieur de la ruchette.


Les abeilles vont chercher des sources de provision : nectar et pollen pour que la colonie créée survive.

Ce n’est pas un problème pour les abeilles car même dans une colonie normale, les abeilles pour récolter un maximum sur un miellée peuvent devenir plus rapidement butineuses, elles s’adaptent à leur environnement ce qu’elles vont faire ici aussi. 


Vous pouvez les aider en mettant 2 litres de sirop dans un nourrisseur, ce qui améliorera vos chances d’avoir une nouvelle colonie…


A ce stade, l’essaim est acclimaté à son nouvel emplacement ou n’a plus l’instinct pour revenir à la ruche d’origine, les  abeilles ont « fait » une reine par la nourriture à partir d’une ouvrière : C’est la même chose naturellement, mais c’est vous qui avez déclenché ce processus.


Au bout de 15 jours voire moins, l’alvéole royale est ouverte et la reine est née… Peut-être l’avez-vous aperçue ??


Est -elle prête ?


Non, bien qu’elle ne doive pas tuer ses sœurs si les ouvrières n’ont fait qu’une seule alvéole royale….


S’il y a plusieurs alvéoles royales vous devez les laisser, la sélection se fait naturellement, la première née tue ses sœurs et il n’y a plus de problèmes.


La reine est née et il faut qu’elle se fasse féconder : par 15 mâles environ pour ensuite revenir à la ruche ; la fécondation se fait par beau temps et les mâles meurent après leur besogne…


Quelle chance de ne pas être un faux bourdon !!


La reine revient à la ruche, elle a été fécondée mais il va lui falloir une période de latence (un développement de l’abdomen et d’incubation) pour commencer la ponte.


En comptant les jours, vous pourrez vite voir si la colonie a une nouvelle reine, si celle-ci pond et surtout si vous avez réussi !

Il faut environ 3 semaines et bien sûr l’apport de sirop peut aider les choses…vous pouvez aussi ajouter un cadre de couvain sans abeilles pour permettre à votre nouvel essaim de ne pas manquer de jeunes ouvrières produisant de la gelée royale et réchauffant le couvain.


Suivez ces conseils, soyez patients et méticuleux et vous y arriverez !


COMMENT AUGMENTER SON NOMBRE DE RUCHES ?



Il existe plusieurs méthodes et si certaines peuvent paraître plus simple : récupérer un essaim, ce n’est qu’une idée…

Pourquoi récupérer un essaim peut être compliqué ?

Comme je l’ai déjà expliqué dans un précédent article, récupérer un essaim demande du temps et des capacités. 

Cela peut être aussi dangereux parfois surtout si l’essaim est difficilement accessible.

Récupérer un essaim qui n’est pas issu de vos ruches peut exposer à des problèmes…


Si vous ne savez pas d’où il provient, cela peut poser des problèmes d’élevage qui sont les suivants :

La reine d’un essaim naturel est bien souvent une vieille reine au minimum 2 saisons voire plus, rappelons ici qu’une reine vit durant 5 ans et ne pond relativement bien que durant 3 à 4 saisons. 


Avec un essaim naturel, vous avez certes, dépendant de la période entre 10 et 30  000 abeilles avec cette reine et du miel plein les jabots, mais pas de certitudes que la reine mère va continuer de pondre du moins plus de 2 saisons après avoir récupéré l’essaim.


L’essaim peut être infesté : par exemple de Varroas, en effet quand une colonie ne peut plus se développer à cause de l’action de cet acarien et sans intervention de l’apiculteur, la colonie déserte la ruche. Les abeilles sont donc infestées par le varroa et potentiellement votre rucher par la suite. Des Varroas peuvent aussi être sur les abeilles formant l’essaim et ils seront d’autant plus nombreux que l’essaim est tardif.

COMMENT ATTIRER LES ABEILLES ?



Vous avez deux options pour avoir des ruches : Acheter les ruches avec les colonies ou avoir les caisses sans les abeilles…


Vous pouvez alors dans le deuxième cas, essayer d’attirer les abeilles !


C’est en fait assez simple : en mai les premiers essaims qui sont aussi les plus gros, le proverbe dit « essaim de mai = Vache à lait » soit environ 30 000 abeilles, partent de la ruche.


Si les conditions sont favorables vous pouvez essayer de les attirer avec des vieilles caisses : l’ensemble d’une ruche, en y ajoutant que des vieux cadres et de « l’attire essaim ».


Comment ça marche ?


Avant que la pression de la colonie soit trop forte : manque de place, trop d’abeilles dans la ruche, la reine est forcée de faire des filles, ces filles deviendront les futures reines de la colonie. La première née tuera ses sœurs pour devenir la seule et unique reine.


La vieille reine mère est-elle, obligée de partir avec une bonne partie de la colonie et des réserves ; ce départ est appelé essaimage : il peut y en avoir plusieurs (jusqu’à trois) par colonie et par ruche.


Ces essaims peuvent être récupérés par des apiculteurs, mais il faut être sur place et parfois l’essaim se pose quelques instants pour ensuite repartir.


Ce n’est pas forcément évident et rapide, mais vous pouvez attirer les abeilles éclaireuses envoyées en reconnaissance avant l’essaimage. Ces abeilles seront sans doute attirées par votre ruche, l’attire essaim et les vieux cadres de cire.


Attention !

 Il ne faut pas mettre de cadres de provisions ou garnis car dans ce cas, vous favoriserez le pillage et les problèmes pour les ruches d’à côté si vous en avez plusieurs.


Vous pouvez aussi récupérer les essaims, ou les acheter, mais cette méthode qui n’est pas parfaite, a tout de même l’avantage de ne rien coûter en temps et en argent.


Nous verrons dans un autre article comment faire un essaim artificiel.


Cependant, si vous voulez récupérer des essaims chez des particuliers soyez certains que l’essaim n’est pas au même emplacement depuis huit jours. Dans ce cas, les choses seront plus compliquées.


Ne vous mettez pas en danger inutilement et faites en sorte de savoir si d’autres essaims se sont déjà posés à proximité les années précédentes, il se peut que les essaims de l’année choisissent le même emplacement.


Bien souvent, l’endroit n’est pas trop éloigné des ruchers mais il n’est pas rare de voir des essaims se poser dans un conduit de cheminée. 


Il ne faut vous déplacer que pour vos propres essaims si vous avez déjà des ruches ou si les conditions sont bonnes, d’autant plus si l’accès est facile :


-           - Vous n’avez pas à monter très haut

-          - L’essaim peut facilement tomber dans une ruchette

-          - Vous avez la place pour travailler