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COMMENT SE MOTIVER EN APICULTURE ?



Quelle que soit votre démarrage en apiculture, votre point de départ, votre rucher, votre localisation ou votre nombre de ruches vous devez conserver une certaine motivation même lorsque votre élevage, votre production dépend grandement de facteurs que vous ne pouvez maitriser comme la météo par exemple.



J’ai souvent été confronté à des déconvenues à des soucis à des productions qui n’étaient que dans ma tête et sur le papier mais pas dans l’extracteur… alors que faire si des problèmes surviennent ?

Bien souvent l’on ne peut anticiper que ce que l’on connait et les problèmes sont parfois plus rapides que nous.



Si votre production ne vous permet que de couvrir vos frais de consommables que faire ?


Et bien tant que vous pouvez vous devez continuer ! Est-ce que les abeilles s’arrêtent  de travailler de vivre après un orage ? Même après que votre saison rêvée n'a pas eu lieu, vous devez continuer….


Et où trouver la motivation ? L’enthousiasme ?


Eh bien, j’ai envie de répondre que cette motivation est devant vous dans vos ruches…


Les abeilles sont prêtes à faire plusieurs dizaines de milliers de kilomètres juste pour rentrer du nectar, le transformer ensuite en miel, pour pouvoir passer l’hiver !


Une reine d’avril à septembre c’est une ponte de 2000 œufs journaliers !


Et détrompez-vous en pensant que les faux bourdons sont mieux considérés : après l’accouplement avec la reine, ils meurent !


Travailler et élever des insectes sociaux c’est avoir l’espoir de réussir la saison mais c’est aussi l’espoir de produire du miel, de la propolis ou du pollen. Parfois cela ne vient pas mais tant que vous conservez vos colonies, faites des essaims artificiels et que vous maintenez votre rucher :


Vous maintenez votre environnement direct et vous conservez un atout de taille : des pollinisatrices !


En Amérique, on transhume les ruches par milliers pour la pollinisation des amandiers californiens, en Chine, on passe les vergers au peigne et à Harvard, on espère d’ici dix à quinze ans produire de minuscules robots pollinisateurs….


Que d’espoirs vains ! Car plus d’abeilles du tout veut peut-être aussi dire plus de chômage, mais à quel prix ? Tous dans les vergers avec nos peignes alors qu’avant nous pouvions admirer et contempler la Nature ? 


Et quand bien même les robots le feraient à notre place, mis à part un sauvetage économique, fait-on du miel avec de la ferraille et des composés électroniques ?


Bien sûr, cela reste une prouesse technique spectaculaire, mais les abeilles peuvent apporter bien plus à l’Humanité !


Vous perdez votre motivation ?



Perdre sa motivation pendant quelques minutes, quelques jours quelques heures n’est pas si grave ! Par contre cela le devient si en tant qu’apiculteur vous perdez cet enthousiasme devant la Nature qui a encore énormément à nous apprendre ! 


Prenez cette abeille que l’on veut remplacer : elle pourrait détecter la drogue, les maladies et les produits de la ruche pourraient un jour, guérir les diverses formes de cancers ! 


Des robots le peuvent-ils ?


Non, alors tant que vous n’avez perdu qu’une saison qu’un mois qu’une période de floraison sur l’année mais qu’il vous reste vos abeilles et l’envie de conserver cette dynamique et par là vos futurs produits de la ruche : faites-le !


Vous n’avez pas réussi votre saison ? Vous avez perdu votre colonie ? 


La messe est dite, vous abandonnez ?


C’est votre droit, mais tant qu’il vous reste du matériel et votre équipement gardez à l’esprit que les robots ne procurent pas de satisfaction personnelle !
















POURQUOI MON ESSAIM ARTIFICIEL EST-IL MORT ?




Vous avez essayé de faire un essaim artificiel et ça n’a pas fonctionné ?

Ce n’est pas une réussite à chaque fois, certains critères sont de votre ressort et d’autres ne sont qu’un facteur chance….

Le principal c’est d’avoir des pistes pour éviter les erreurs et de savoir si c’est un manque de chance ou si c’est en partie de votre faute.


Ce n’est pas non plus l’occasion de vous blâmer mais plutôt de savoir ce qui n’a pas fonctionné pour ensuite réessayer avec plus de réussite !


Les facteurs dépendant de la mise en œuvre :


-          Pas assez de couvain, pas assez de renouvellement de celui-ci après la naissance de la reine.

-          Pas assez de nourriture : de réserves de miel, pas ou trop peu d’apports de sirop

-          Ruchette trop ventilée par le grillage et donc pas assez de chaleur pour le couvain

-          Pas assez d’abeilles pour réchauffer et élever le couvain.

Les facteurs indépendants de votre volonté :

-          La météo : conditions défavorables pour le vol nuptial de la reine

-          Pas assez de faux bourdons pour l’accouplement

-          Ressources en pollen épuisées car plus de sources naturelles au moment clé

-          La reine n’est pas revenue à la ruche

-          La reine mère était dans la ruchette et un essaim naturel a décollé avec les abeilles de la ruchette

-          Une longue période d’incubation et donc une sensation d’échec…

-          Une longue période de froid et de l’humidité, ce qui a refroidi le couvain.


Quand savoir qu’il n’y a plus d’espoir ?


Lorsque les ouvrières se mettent à pondre des mâles, il y a bien des rentrées de pollen mais la ruche orpheline est à éparpiller, c’est le seul moment où tout espoir est définitivement perdu !


En apiculture, comme dans tous domaines,  ce n’est pas toujours la réussite à tous les coups, bien sûr vous pouvez être malchanceux ou chanceux, mais cela ne dure pas…


N’oubliez pas que vous pouvez toujours intégrer du couvain avec une alvéole royale directement de la ruche mère, et que la seconde fois peut être la bonne, par contre n’épuisez pas votre colonie d’origine en faisant plus de 3 essaims artificiels sur la saison.

 Le but premier étant de développer votre cheptel et non de tuer ou d’affaiblir vos colonies.


Il existe bien sûr d’autres méthodes pour multiplier votre nombre de ruches ; vous pouvez acheter des reines ou les « produire à la chaine » par le picking mais ces solutions sont  plus complexes, coûteuses et bien souvent plus aléatoires que l’essaim artificiel et la méthode expliquée dans cet article.


Ne perdez pas espoir, être apiculteur c’est aussi être philosophe et savoir accepter une part d’échec, si vous êtes véritablement passionnés ce ne sera plus un obstacle sur votre route mais un mauvais souvenir au fil des saisons.