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ASTUCES POUR LE NUMÉRO NAPI AU RUCHER



Vous voilà légalement apiculteur ou apicultrice, toutes mes félicitations !

Vous avez fait la demande pour un numéro NAPI et vous avez reçu vos identifiants ?

La loi vous impose de reporter ce numéro sur 10 % de vos ruches ou que votre rucher, s’il est unique soit identifiable.

Vous avez alors dans ce cas-là plusieurs manières de procéder :

-          Vous pouvez reporter votre numéro à la flamme sur chaque ruche, cela implique d’avoir un chalumeau ou un petit brûleur, mais surtout d’avoir les chiffres et les lettres type ou de les fabriquer.
-          Si vous n’avez que quelques ruches dans un rucher fixe, c’est-à-dire que vous ne transhumez pas vos ruches sur la saison, vous pouvez très bien avoir une seule plaque d’identification de votre rucher.
Cette plaque doit être en évidence, en cas de contrôle et doit y être tout le long de l’année. 

Vous avez besoin de cette identification rapidement ?

Pourquoi ne pas faire réaliser une plaque d’immatriculation comme celles des véhicules ? En plastique ou en métal, c’est une solution facile rapide, mais coûteuse.
La peindre ? Cela est assez simple mais il faut penser aux intempéries et à la possibilité de devoir renouveler l’opération tous les ans…

Que reste-t-il ? La faire graver ? Dans du métal ? Dans du bois ? 

Et pourquoi pas le faire soi-même ?


Le principe est de le graver dans une planche de bois que vous pouvez alors suspendre dans l’abri où se trouvent vos ruches,  vous pouvez aussi construire un poteau et le fixer dessus. Utiliser un tube en acier comme support est aussi une bonne solution et dans ce cas, vous n’avez que la plaque à graver.

Pourquoi le bois ?


Car il est possible d’en trouver très facilement, qu’il est souvent facile de le graver et que vous pouvez peindre ou travailler à votre guise.
Vous n’avez pas besoin de le graver avec des outils professionnels, la méthode la plus simple est d’utiliser un ciseau à bois. Le résultat sera rapide mais la planche devra au moins avoir 2 à 2.5 centimètres d’épaisseur.

Une fois la gravure rudimentaire terminée, rien ne vous empêche de passer un coup de ponceuse pour les finitions, le rendu en sera grandement amélioré.

COMMENT STOCKER LES HAUSSES ?



Une fois la récolte faite et le miel extrait, il faut mettre les hausses «  à lécher » ; c’est-à-dire qu’il faut que les abeilles nettoient les restes de miel des hausses que l’extracteur n’a pu enlever.
En plus d’avoir des hausses plus « propres » vous allez pouvoir booster les colonies car cela peut leur donner un coup de fouet. 

Il est vivement recommandé de remettre les hausses avec les grilles à reine, qui peuvent rester dans les ruches le temps de l’extraction, pour que les abeilles de la hausse en question lèchent les restes. Il faut que ce soit la même hausse que celle que vous avez tirée quelques jours auparavant, pour éviter les contagions des maladies, par exemple. 

La plupart des maladies  sont difficiles à détecter dès les premiers stades et lorsque l’apiculteur le sait il est plus que temps d’agir ! 

Alors mieux vaut éviter les soucis et en particulier les problèmes de dérives et de pillages, qui sont fréquents en fin de saison, voilà pourquoi il est mieux de remettre chaque hausse sur la même ruche plutôt que d’en faire des piles.

Si votre rucher est en bord de route ou proche d’autres habitations, ce sont les voisins et les promeneurs qui vous diront merci !

Cette méthode est plus longue et demande que vous mémorisiez « telle hausse sur telle ruche » mais cela évite un stress au rucher et dans les régions où le frelon sévit, c’est un problème de moins.

Et le stockage ?

Bien sûr cela n’est que la première partie, le nettoyage en quelque sorte ! Il faut ensuite prévoir le stockage des hausses et tout apiculteur confirmé le sait, laisser les hausses empilées sans préparation expose à la moisissure de la cire et  aux fausses teignes : papillons parasites vivant dans la cire
Pour éviter ces deux problèmes majeurs, il vous faut un abri, au moins un appentis ou un car port, une cabane de jardin est encore mieux, le but est de pouvoir :

-          Éviter l’humidité
-          Garder la cire au sec et les cadres
-          Éviter les rongeurs et les fausses teignes 

Si vous n’avez pas d’abri, ne vous lancez pas dans les travaux, ce n’est pas la peine, la seule chose qu’il vous faut est un peu de place dans un congélateur pour vos cadres. Le congélateur doit fonctionner pour éviter le développement des larves de fausses teignes, en temps normal une colonie forte qui est bien développée sur tous les cadres ne sera pas dérangée par ce parasite.
Le stockage à l’abri ne se fait alors que pour vos hausses elles-mêmes.
Cette méthode peut fonctionner si vous avez peu de ruches et pas forcément beaucoup de place de stockage.


Le stockage en cheminée 

Une autre méthode est bien sûr possible, il faut donc pour celle-là un abri, bien que vos hausses et vos cadres soient à l’abri des intempéries, cela n’empêche en rien le développement des fausses teignes. Pour les éviter, il faut laisser les hausses en cheminée avec des « moustiquaires » en haut de la pile et dans le bas.
Il vous faudra aussi brûler une languette de soufre pour rendre l’endroit inhabitable pour les parasites.

Comment la mettre en œuvre ?

Il vous faut :
-          2 moustiquaires plus larges que les hausses ; pour les couvrir et bloquer les parasites et autres insectes.
-          Deux hausses vides
-          Un toit
-          Une assiette
-          Une boite d’allumettes
-          Une languette de soufre : vous pouvez acheter un paquet chez votre revendeur de matériel apicole.
-          Une palette si l’abri utilisé n’a pas de dalle en béton ou de plancher.

Le but est de créer une cheminée, c’est-à-dire d’empiler les hausses de production de l’année, les unes sur les autres.
Pour commencer, vous pouvez placer la palette au sol, puis poser la première hausse vide comme vous le feriez sur une ruche, ensuite vous placez le 1er moustiquaire,  il sera bloqué et maintenu par le poids de la pile, ensuite vous pouvez placer les hausses de production les unes sur les autres.
Une fois votre pile faite, vous pouvez placer le second carré de moustiquaire et placer la seconde hausse vide pour le caler. 

Sur ce moustiquaire et avant de fermer la pile, placez l’assiette avec la languette de soufre, vous pouvez l’allumer.
FAITES ATTENTION, NE RESTEZ PAS  A PROXIMITÉ ET FERMEZ RAPIDEMENT LE TOIT !

Fermer le toit permet une bonne diffusion du soufre qui agira comme un répulsif tout au long de la période hivernale et de la saison basse.
Voilà vos hausses sont à l’abri des intempéries et des éventuels parasites.
Il convient d’utiliser cette technique en fin de saison et en aucun cas entre deux miellées, les cadres de hausses, tout comme ceux de corps doivent être changés à hauteur de 30 % tous les ans, ainsi un renouvellement complet se fait tous les trois ans.

Remarque :

Si vous avez laissé la reine pondre dans les cadres de hausse, le couvain finira par mourir et par pourrir, cela n’est donc pas une bonne idée, car les cires de ces cadres devront être renouvelées, tout comme les vieilles cires trop noires.

COMMENT POSER LES HAUSSES ?



Quelle que soit la période et l’avancée de la saison apicole, vous allez, sauf pour les essaims de l’année ou ceux encore en ruchette, poser des hausses.


 Poser des hausses se fait en amont de l’apparition et du débourrage des fleurs, ces hausses selon les floraisons, le développement de vos colonies, la période de l’année vont rester sur les ruches de deux semaines à plusieurs mois.

La période pour poser les hausses sur les ruches dépendra de votre localisation géographique mais aussi du climat et du stade de développement de vos colonies. De manière générale, en période de miellée, vous pouvez poser vos hausses, dès que le couvain atteint 5 cadres de développement et que la ponte de la reine est régulière et stable.

La ponte de la reine dépend de l’apport en pollen, il est donc intéressant d’observer les planches d’envol et les corbeilles à pollen des ouvrières.

Le nectar n’est produit par les fleurs que durant 60 heures environ et surtout avant la fécondation. Après c’est trop tard, il convient donc de connaitre le type de plantes existantes autour du rucher (voir l’article détaillé à ce sujet) ou vous pouvez aussi prévoir des semis de fleurs mellifères et/ou de jachères.

Technique pour poser les hausses


 Si vous êtes assez proches du lieu de votre rucher vous pouvez poser les hausses avec les grilles à reine, d’une journée sur l’autre, sans problème. Par contre si vous habitez loin de votre rucher, il y a des déplacements à prévoir ou des astuces à mettre en place.

Pourquoi poser des grilles à reine ?


Les grilles à reine permettent de conserver le couvain dans le corps de ruche, car la reine n’a pas accès à  la hausse et ne peut y pondre.

C’est une bonne chose de poser des grilles à reine pour les raisons suivantes :

-          La hausse ne contiendra que du miel, c’est plus pratique pour retirer les hausses.

-          Le couvain reste en bas (corps de ruche) donc il n’y a pas besoin d’ouvrières pour l’entretenir, le couvain ne risque pas dans de bonnes conditions d’être refroidi

-          La visite est plus facile, même avec les hausses sur les ruches, car vous êtes certains que la reine se trouve dans le corps de ruche.

-          Le stockage des hausses après la récolte est bien plus facile.

-          Pas de perte de couvain entre le moment de pose du chasse abeilles et la période de léchage des hausses.

Certains apiculteurs préfèrent laisser la reine y pondre pour limiter la pression d’essaimage, mais le facteur de place est aussi prégnant par les réserves de miel sur le haut des cadres, les cadres de rives et les ponts entre les cadres, lorsque la miellée est là et que les hausses ne sont pas sur les ruches.

Poser les hausses se fait rapidement, le mieux est de le faire en fin de visite, vous posez alors la grille à reine, il en existe en plastique et en métal, c’est selon le budget, celle-ci sera propolisée et parfois cirée. Les ouvrières se l’approprient de cette manière.

Une nouvelle grille à reine peut ne pas attirer les abeilles et donc la hausse peut mettre plus de temps à se remplir. Il faut conserver cette propolis sur les grilles même après l’enlèvement des hausses.

La grille à reine se pose sur les cadres de corps, vient ensuite la hausse qui doit être bien posée, sans jours avec le corps de ruche, pour éviter de refroidir la colonie et aussi éviter les pillages.

La technique est de poser le bord de la hausse d’un côté sur le bord du corps de ruche pour ensuite descendre doucement avec cette hausse jusqu’à la jonction entre les deux parties, de cette manière pas de coups brusques et de passages, pour les intrus, les courants d’air ou l’humidité.

Vient ensuite le couvre cadre et pour finir le toit en tôle.

Selon le poids de la hausse et de la ruche mais aussi la hauteur de l’ensemble, il est conseillé de mettre des pierres ou des briques sur le toit des ruches pour éviter les basculements et les problèmes qui sont plus fréquents dans les zones venteuses.

Comment faire si l’on habite loin de son rucher ?


Avec l’expérience et les années, vous arriverez à connaître la date approximative d’une miellée, aussi il est possible d’anticiper, mieux vaut une hausse sur les ruches que d’arriver trop tard. Vous n’êtes pas obligés de faire des kilomètres ou de jouer à pile ou face. Vous pouvez utiliser du journal, plusieurs couches qui bloquent l’accès à la hausse, juste après avoir posé la grille à reine et poser la hausse par-dessus.

Le journal va bloquer l’humidité, lorsque la colonie doit se développer dans le corps de ruche mais dès lors que la place va manquer ou que la miellée démarre les ouvrières vont découper le papier comme elles découpent le sucre Candy avec leurs mandibules puis elles vont pouvoir accéder à la hausse et la garnir de nectar.

Il ne vous restera alors qu’à faire vos visites périodiques habituelles et tirer les hausses dès qu’elles seront pleines sans vous en soucier outre mesure.