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QUELLES ÉTIQUETTES SUR MES POTS ? POUR MIEUX VENDRE ?



Les étiquettes à coller sur les pots de miel et autres productions ne sont pas là juste pour attirer les clients, si vous vendez votre miel, il s’agit d’une obligation.

Quel format ?


Le format n’est pas forcément important, qu’il s’agisse d’étiquettes achetées dans le commerce ou d’étiquettes faites par vous-même, cela importe peu. Vous pouvez utiliser les deux méthodes.
Il est vrai que de faire ses propres étiquettes pour ensuite les imprimer sur des planches d’étiquettes prêtes à coller demande du travail de conception, mais cela peut vous permettre d’avoir votre propre modèle et de vous démarquer.

De plus, cette méthode est la bonne alternative à des étiquettes préconçues et qui parfois peuvent desservir votre production. Les étiquettes du type miel crémeux, vrai miel de l’apiculteur. Ce sont des étiquettes génériques qui sont en plus, optionnelles au regard de la législation.
Selon moi, la meilleure option est de faire vos propres étiquettes que vous pouvez coller proprement sur vos pots.

J’utilisais à l’époque la méthode quasi gratuite sur de  simples feuilles de papier que je devais découper puis coller avec une colle en stick. C’était certes peu cher, mais il y avait des ratés soit dans le découpage ou le collage.

Pour ce qui est du format : environ 15 cm X 8 cm en hauteur me parait être un bon compromis entre lisibilité et emprise sur le pot.
Vous pouvez innover selon le type de contenant que vous avez, mais il est préférable que cette étiquette soit plus large que haute.

Faut-il souvent varier le modèle ou la décoration ?


Vous pouvez faire varier la typographie  d’une année sur l’autre pour dire qu’il y ait un aspect nouveau, vous pouvez aussi y joindre une photographie mais attention dans ce cas vous devez avoir les droits pour celle-ci ou la prendre vous-même.
Cette méthode vous permet d’éviter les déboires du non-respect des droits d’auteurs mais cela vous permet surtout de vous démarquer davantage.

Il faut également que les étiquettes soient relativement les mêmes d’année en année, car vous pouvez aussi par exemple trouver un accord avec un commerçant pour qu’il vende votre production à votre place.
Dans ce cas de figure, c’est votre étiquette qui pourra être repérée par de fidèles clients. De ce fait, il est toujours bon de garder un élément distinctif, cela peut être une photographie, une typographie ou un logo si  vous en avez un, surtout si vous voulez être apiculteur professionnel.

Que doit-on mettre sur l’étiquette ?


Du point du vue de la législation vous devez y faire figurer :

Votre nom ou celui du producteur
Votre adresse et vos coordonnées
Votre SIREN et votre SIRET
L’année de production
Le type de miel : par défaut « toutes fleurs »
Le pays de production
La récolte : 1e 2e et le mois
Le poids minimum
Et une Date Limite de Consommation : dans le cas du miel la conservation surtout s’il n’a pas été chauffé, est de 20 mois.




Trucs et Astuces


Vous pouvez aussi avoir des étiquettes légèrement différentes selon la gamme que vous vendez : bien sûr les petits pots de 250, 350 grammes n’auront pas les mêmes étiquettes que les pots de 500 grammes. Vous pouvez aussi avoir une étiquette différente si vous vendez de la propolis, du pollen ou tout autre produit de la ruche. 

Et enfin, bien que cet article puisse paraitre moins important que les autres, il ne faut pas oublier que ces simples étiquettes sont la finalité avant la vente, que vous pouvez vous poser des questions et j’espère, trouver ici quelques réponses. 

L’étiquette est, mis à part le goût de vos produits, leur typicité et votre conduite d’élevage, ce que vous donnez à voir aux prospects et à vos clients. Ce n’est donc pas une étape à négliger et surtout celle-ci peut et doit reprendre la charte graphique de votre site si vous en avez un ou être attractive.

On vend mieux aussi, si le produit présente bien !

COMMENT DÉCLARER SES RUCHES ?



Tout apiculteur doit déclarer ses ruches, même s’il n’en possède qu’une seule ainsi que l’emplacement de son rucher. Il doit aussi se rapprocher d’un syndicat apicole : il en existe plusieurs selon les régions, non pas juste pour payer une cotisation, mais pour par exemple, avoir par le biais de sa cotisation une assurance pour 10 ruches. 

Au-delà de 10 ruches, l’apiculteur sera considéré comme imposable sur son activité alors qu’il sera selon la législation : apiculteur professionnel au-delà de 33 ruches.

Il est aussi primordial de déclarer ses ruches pour le suivi des maladies apicoles, par les services vétérinaires (ex DSV).
Ainsi selon la législation vous pouvez être selon votre type d’apiculture, répartis en quatre catégories :

Vous pratiquez l’apiculture en amateur :

-          Chez vous avec un rucher fixe, ou chez un tiers (verger par exemple) sans transhumer vos ruches.
-          Vous transhumez vos ruches selon la saison dans la région ou en dehors
-          Vous produisez votre miel pour vous-même sans le vendre (consommation familiale)
-           Vous produisez votre miel et vous le vendez à des clients

Voici les articles de loi et la réglementation en vigueur :

L’article 12 de l’arrêté ministériel du 11 août 1980 prévoit que tout apiculteur doit déclarer son activité d’élevage, en précisant le nombre de ruches dont il est propriétaire ou détenteur ainsi que l’emplacement auprès  du département de son domicile. Un récépissé de déclaration lui sera alors délivré avec notamment un numéro d’immatriculation des ruches à mettre sur au moins 10% des ruches ou la totalité.

Tous les apiculteurs doivent réaliser la déclaration annuelle obligatoire des ruches entre le 1er septembre et le 31 décembre.
Un changement d’emplacement des ruches ou une augmentation de cheptel doivent être signalés auprès des services vétérinaires (ex DSV).

Il faut que l’apiculteur tienne également un registre d’élevage (comme toute production animale : obligation depuis janvier 2005).  Ce registre d’élevage se trouve dans le magazine L’abeille de France chaque année, ce magazine est envoyé gratuitement aux apiculteurs adhérents à un syndicat apicole.

Dans ce registre d’élevage, il convient d’y noter : toutes les évolutions et les modifications  de son cheptel. Il est nécessaire de tenir correctement ce registre car les services vétérinaires peuvent effectuer un contrôle du rucher.

Les informations à inscrire dans ce registre sont les suivantes :
-          certificats de provenance des essaims, certificats sanitaires,
-           les différents traitements : nature du traitement, ruches concernées, quantités administrées.
-          Les différents comptes rendus du vétérinaire apicole (si passage) seulement obligatoire pour les maladies réputées légalement contagieuses comme la loque Américaine.
Ce registre d’élevage doit être conservé pendant 5 ans.
Il permet de vérifier la traçabilité des produits de l’industrie agroalimentaire (de la tartine à l’assiette) : permet de justifier la nomination d’un miel.

Pour ce qui est de l’assurance : d’après l’article 1385 du Code civil : Le propriétaire d’un animal est responsable du dommage que celui-ci pourrait causer à autrui, l’assurance est donc primordiale.

Les conditions d’installation d’un rucher ou de ruches

L’installation des ruches doit se faire selon les conditions prévues par l’arrêté préfectoral du 17 janvier 1947, toujours en vigueur dans notre région à savoir : « les ruches devront être établies à 5 mètres de la voie publique, à 3 mètres des propriétés riveraines au minimum à moins que les ruches soient isolées par un mur, une palissade en planches jointes, une haie vive ou sèche. Les dîtes clôtures doivent avoir une hauteur minimum de 2 mètres au-dessus du sol et s’étendre sur au moins 2 mètres de chaque côté de la ruche.

(Extrait de site officiel)
Pour les nouveaux apiculteurs
  • Les nouveaux apiculteurs doivent réaliser une déclaration de ruches dès l’installation de la première colonie. Si cette première déclaration est réalisée en dehors de la période obligatoire (entre le 1er janvier et le 31 août), il sera nécessaire de renouveler la déclaration en période obligatoire (entre le 1er septembre et le 31 décembre).
 La réalisation de cette démarche permet l’obtention d’un numéro d’apiculteur (cf. Procédure destinée aux nouveaux apiculteurs ci-dessous).

  • Les apiculteurs qui ont besoin d’un récépissé de déclaration actualisé pour leurs démarches peuvent renouveler une ou plusieurs fois leur déclaration hors période obligatoire (du 1er janvier au 31 août). Ces apiculteurs sont tout de même tenus de réaliser une déclaration de ruches en période obligatoire (du 1er septembre au 31 décembre).


Une déclaration à faire en ligne

La déclaration de ruches est à réaliser en ligne. Cette nouvelle procédure simplifiée remplace Télérucher et permet l’obtention d’un récépissé de façon immédiate. Elle se fait directement sans login ni mot de passe. Cette procédure permet également aux nouveaux apiculteurs d’obtenir leur numéro d’apiculteur (NAPI) de façon immédiate.
Ou par écrit…
Les apiculteurs ne disposant pas d’accès à internet peuvent toujours réaliser une déclaration de ruches avec le formulaire Cerfa 13995*04. Le délai d’obtention d’un récépissé de déclaration de ruches est d’environ 2 mois à compter de la réception du formulaire par l’administration. Les déclarations réalisées sur papier libre ou sur des anciennes versions du formulaire, portant un numéro de Cerfa différent, ne sont pas recevables.

Démarche en ligne
 
La démarche en ligne est à privilégier, pour sa rapidité.
Démarche par voie postale

Pour les nouveaux apiculteurs :

(Extrait de site officiel)

LA DÉCLARATION EST A REALISER AU MOMENT DE L’INSTALLATION DES RUCHES.
  • Si le projet prévoit la vente de produits de la ruche ou la session de produits de la ruche hors cadre familial, il est nécessaire d’obtenir auprès du centre de formalité des entreprises de la chambre d’agriculture de votre département, un numéro SIREN/SIRET. Ce numéro sera nécessaire pour réaliser votre première déclaration.

  • Si les produits de la ruche sont destinés à la consommation familiale, faites directement votre première déclaration. Le numéro NUMAGRIN/NUMAGRIT n’est plus demandé
Comment faire ?
Démarche en ligne :
Démarche par voie postale
  • Imprimer, renseigner, dater et signer le formulaire CERFA 13995 de déclaration de détention et d’emplacement de ruches format pdf - 142.2 ko - 01/09/2016,
  • l’envoyer par courrier à la DGAL-Déclaration de ruches, 251 rue de Vaugirard, 75732 Paris cedex 15.
    Un récépissé de déclaration vous sera envoyé par courrier ou par mail si vous avez indiqué une adresse mail sur votre déclaration, avec votre NAPI dans un délai de 60 jours environ.
En cas de difficulté ou pour une demande particulière, vous pouvez joindre le service d’assistance à la déclaration des ruches :
  • par mail, à l’adresse assistance.declaration.ruches@agriculture.gouv.fr
  • par téléphone, au 01 49 55 82 22 (du lundi au vendredi, de 9h30 à 12h et de 14h à 16h30)
Pour en savoir plus
  • L’identification des ruches sur le terrain nécessite l’obtention d’un numéro d’apiculteur (NAPI) qui doit être reproduit en caractères apparents et indélébiles, d’au moins huit centimètres de hauteur et cinq centimètres de largeur, sur au moins 10 % des ruches ou sur un panneau placé à proximité du rucher.

Toutefois, lorsque la totalité des ruches est identifiée par le numéro d’apiculteur (NAPI), la hauteur des lettres peut être limitée à trois centimètres.
Tout rucher non identifié est considéré comme abandonné.
Fin de l’extrait de site officiel

En plus

Il est conseillé d’adhérer au GSA (Groupement Sanitaire Apicole de votre région) qui est un partenaire incontournable dans la lutte contre les pathologies apicoles et l’apport de conseils pour une bonne conduite sanitaire des ruchers.   
    
Votre numéro SIRET SIREN sera en plus reporté sur l’ensemble des étiquettes réalisées. Il ne s’agit pas forcément d’avoir une forme d’entreprise pour commercialiser votre production mais bien de demander un dossier à la Chambre d’Agriculture dont vous dépendez, pour ensuite recevoir vos identifiants ainsi qu’un référencement INSEE.
 
Tous les éléments cités dans cet article : partie officielle et autre sont à respecter scrupuleusement, des contrôles peuvent être réalisés par les services vétérinaires pour votre production et/ou votre conduite d’élevage.