Affichage des articles dont le libellé est Généralités. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Généralités. Afficher tous les articles

VOUS AVEZ DIT HYMÉMOPTÈRES ?



Cela est un mot un peu étrange ? C’est normal c’est un mot issu du grec, il sert à la classification des abeilles : insectes sociaux, par rapport au reste des êtres vivants. Si vous tenez à en savoir plus,  cet article est pour vous !

Un peu plus d’explications 


Les abeilles, dont le nom latin  Apis mellifica signifie : « mouche à miel », ont la position systématique suivante :
_ Embranchement des Arthropodes : ceux-ci sont caractérisés par une succession d’anneaux articulés pouvant s’unir entre eux.

_ Classe des Insectes : Les insectes sont caractérisés par trois paires d’appendices locomoteurs (pattes). C’est la classe la plus importante avec environ 1 million d’espèces décrites.  Elle est divisée en 32 ordres.

_ Ordre des  hyménoptères  vient du grec hymen « membrane » et pteron « aile » dont les caractères essentiels sont :          

 - des métamorphoses complètes : transformation de l’individu selon différents stades :
 (œuf, larve, nymphe, adulte).
- des pièces buccales de type broyeur-lécheur.
- des yeux composés (4000 facettes).
- des ailes membraneuses nervurées (4).
- la reproduction sans l’intervention d’un mâle. Dans le cas d’une ouvrière qui est une abeille vierge, celle-ci  donne naissance à un mâle dans des cas particuliers comme la mort de la reine.

Famille des Apidae : où l’on trouve :

* les abeilles solitaires : (9/10ème de l’ensemble des abeilles) dont les principaux genres en Europe sont : les Andrena, les Hallictus mais aussi les abeilles parasites qui pondent leurs œufs dans les nids des bourdons : les Psithyrus et  les abeilles charpentières : Xylocopa violacea.

* les abeilles sociales : Melipona ,  Bombus (bourdons) et Apis.
   Ce dernier genre comporte quatre espèces :
·         Apis florea
·         Apis dorsata
·         Apis cerana
·         Apis mellifica ou abeille domestique.


C’est bien sûr en bas de cette classification que nous retrouvons l’abeille domestique utilisée en apiculture.
Comme vous le savez sûrement, ce type d’abeille a la particularité d’avoir les plus grosses colonies et de survivre, normalement à la période hivernale avec et grâce à la colonie.
Pour le cas des autres apidés, ce sont uniquement des reines dites fondatrices qui hibernent dans le sol, sous les feuilles dans les bois par exemple.
Par leur nombre les abeilles domestiques qui pollinisent une certaine zone, vont le faire plus efficacement que les autres, non pas si les températures sont trop basses mais par leur nombre. Il est ainsi possible sur la zone de votre rucher que les autres apidés soient moins présents, du  fait que vos ruches y sont. Les bourdons iront ailleurs car la concurrence est trop forte pour eux ou ils ne polliniseront pas les mêmes plantes.


COMMENT SE MOTIVER EN APICULTURE ?



Quelle que soit votre démarrage en apiculture, votre point de départ, votre rucher, votre localisation ou votre nombre de ruches vous devez conserver une certaine motivation même lorsque votre élevage, votre production dépend grandement de facteurs que vous ne pouvez maitriser comme la météo par exemple.



J’ai souvent été confronté à des déconvenues à des soucis à des productions qui n’étaient que dans ma tête et sur le papier mais pas dans l’extracteur… alors que faire si des problèmes surviennent ?

Bien souvent l’on ne peut anticiper que ce que l’on connait et les problèmes sont parfois plus rapides que nous.



Si votre production ne vous permet que de couvrir vos frais de consommables que faire ?


Et bien tant que vous pouvez vous devez continuer ! Est-ce que les abeilles s’arrêtent  de travailler de vivre après un orage ? Même après que votre saison rêvée n'a pas eu lieu, vous devez continuer….


Et où trouver la motivation ? L’enthousiasme ?


Eh bien, j’ai envie de répondre que cette motivation est devant vous dans vos ruches…


Les abeilles sont prêtes à faire plusieurs dizaines de milliers de kilomètres juste pour rentrer du nectar, le transformer ensuite en miel, pour pouvoir passer l’hiver !


Une reine d’avril à septembre c’est une ponte de 2000 œufs journaliers !


Et détrompez-vous en pensant que les faux bourdons sont mieux considérés : après l’accouplement avec la reine, ils meurent !


Travailler et élever des insectes sociaux c’est avoir l’espoir de réussir la saison mais c’est aussi l’espoir de produire du miel, de la propolis ou du pollen. Parfois cela ne vient pas mais tant que vous conservez vos colonies, faites des essaims artificiels et que vous maintenez votre rucher :


Vous maintenez votre environnement direct et vous conservez un atout de taille : des pollinisatrices !


En Amérique, on transhume les ruches par milliers pour la pollinisation des amandiers californiens, en Chine, on passe les vergers au peigne et à Harvard, on espère d’ici dix à quinze ans produire de minuscules robots pollinisateurs….


Que d’espoirs vains ! Car plus d’abeilles du tout veut peut-être aussi dire plus de chômage, mais à quel prix ? Tous dans les vergers avec nos peignes alors qu’avant nous pouvions admirer et contempler la Nature ? 


Et quand bien même les robots le feraient à notre place, mis à part un sauvetage économique, fait-on du miel avec de la ferraille et des composés électroniques ?


Bien sûr, cela reste une prouesse technique spectaculaire, mais les abeilles peuvent apporter bien plus à l’Humanité !


Vous perdez votre motivation ?



Perdre sa motivation pendant quelques minutes, quelques jours quelques heures n’est pas si grave ! Par contre cela le devient si en tant qu’apiculteur vous perdez cet enthousiasme devant la Nature qui a encore énormément à nous apprendre ! 


Prenez cette abeille que l’on veut remplacer : elle pourrait détecter la drogue, les maladies et les produits de la ruche pourraient un jour, guérir les diverses formes de cancers ! 


Des robots le peuvent-ils ?


Non, alors tant que vous n’avez perdu qu’une saison qu’un mois qu’une période de floraison sur l’année mais qu’il vous reste vos abeilles et l’envie de conserver cette dynamique et par là vos futurs produits de la ruche : faites-le !


Vous n’avez pas réussi votre saison ? Vous avez perdu votre colonie ? 


La messe est dite, vous abandonnez ?


C’est votre droit, mais tant qu’il vous reste du matériel et votre équipement gardez à l’esprit que les robots ne procurent pas de satisfaction personnelle !
















QUELS SONT LES DIFFÉRENTS STADES DE DÉVELOPPEMENT DE L'ABEILLE ?




L’abeille étant un insecte, elle passe par différents stades de développement comme le font les papillons par exemple, puis une fois née, elle travaille dans la colonie jusqu’à sa mort, elle a donc divers rôles déterminés par rapport à son âge. 

Une abeille née, au printemps ou en été vivra environ 40 jours mais une abeille d’hiver vivra elle environ 3 mois.

L’abeille comme tout insecte passe par trois stades de développement avant de naître : œuf larve et nymphe.

L’œuf, le reste trois jours
La Larve : du 4e au 9e jour soit 5 jours
La nymphe : du 9e au 16 jour pour la reine qui est l’abeille qui nait le plus rapidement soit 8 jours à ce stade.
Du 9e au 21e jour pour l’ouvrière : soit 13 jours à ce stade avant de naitre
Et le faux bourdon : le mâle qui lui est le plus long à naitre avec un stade de nymphe allant du 9e au 24e jour.

Pourquoi cette différence ?

La différence est due entre les ouvrières et la reine uniquement à la nourriture, la reine durant toute sa vie est nourrie à la gelée royale, l’ouvrière, a trois jours de gelée royale puis une autre nourriture. 

Ensuite une fois née elle se nourrira de nectar ou de miel et de pollen. Le mâle lui, est issu d’un œuf non fécondé et sa nourriture est la même que l’ouvrière. Il met plus longtemps à passer les différents stades de développement car il est plus gros. 

Les alvéoles contenant des mâles sont aussi plus grosses que celles contenant des ouvrières alors que les reines passent ces stades de développement dans une alvéole ressemblant à une cacahuète.

La fonction de la reine est de pondre des œufs, cette ponte peut atteindre 2000 œufs par jour en pleine saison de avril à juillet, 2000 œufs correspondent quasiment à une face complète de cadre de corps.

Le mâle est là pour la fécondation des reines aussi, la ponte non fécondée de mâle est plus tardive et plus courte que la ponte d’ouvrières.

Les ouvrières sont selon leur âge à des tâches diverses à l’intérieur puis à l’extérieur de la ruche. 

Voici d’ailleurs leurs fonctions correspondant avec leur âge :
L’ouvrière dès sa sortie de l’alvéole est nettoyeuse, elle s’occupe des déchets durant trois jours, elle évacue aussi les cadavres. Puis elle passe nourrice le 3e jour, d’abord des plus vieilles larves puis des plus jeunes et elle est capable après quelques jours de produire de la gelée royale car ses glandes ont eu le temps de se développer.

Au 10e jour de sa vie, l’ouvrière est déjà mature donc les sécrétions de gelée royale se tarissent puis les glandes cirières se développent, l’ouvrière passe alors comme bâtisseuse elle peut fabriquer de la cire, c’est aussi à ce moment qu’elle réceptionne les apports de pollen et de nectar qu’elle reçoit de ses grandes sœurs, les butineuses. 

La propolis et le pollen sont grattés alors que le nectar est échangé par trophallaxie et contact antennaire. La production de cire demande beaucoup d’énergie, il faut environ 7 kilos de miel pour donner un kilo de cire et les bâtisseuses ne chôment pas.

 Au bout de 18 jours de travail intensif les glandes cirières s’atrophient mais le travail ne s’arrête pas, l’ouvrière passe gardienne de la ruche.

Les ennemis ou les intrus ne portant pas les mêmes phéromones sont rejetés hors de la ruche, ces mêmes gardiennes peuvent aussi battre le rappel, c’est une phéromone que l’Homme peut sentir, elle indique par odeur où se poser lorsque la fumée de l’enfumoir est forte ou après la visite de l’apiculteur. 

Avoir beaucoup de gardiennes est important pour la colonie mais le dernier stade l’est encore plus…

Les butineuses dès 20 jours voire avant cela selon la miellée, ce sont les plus vieilles ouvrières qui entament une course pour le nectar, la propolis et le pollen. Durant quelques 20 jours les butineuses vont ramener à la colonie l’ensemble de leurs réserves. 

Dès 13 °C et par temps sec, elles s’envolent dans un rayon de trois kilomètres autour de la ruche pour trouver des sources de nectar et de pollen. Elles réalisent aussi la grande partie de la pollinisation des plantes à fleurs.

L’abeille est entièrement dédiée à sa colonie jusqu’à sa mort, elle travaille même la nuit, elle ne se repose pas, elle ralentit juste le rythme, c’est aussi la raison pour laquelle elle ne vit pas longtemps.
L’abeille d’hiver est différente, elle peut mieux tenir le froid et vit plus longtemps, simplement car la colonie fonctionne au ralenti on appelle cette période : la diapause.

Chaque ouvrière permet à la colonie de perdurer dans le temps et de survivre à l’hiver ou à la période basse mais aussi et surtout à essaimer, qui est véritablement la manière pour ces insectes de se développer en allant fonder des colonies ailleurs.