La colonie qui a des réserves de miel ou de miel de sirop et
du pollen est tout à fait capable de passer l’hiver et de résister au froid et
aux longues périodes de gel.
La pire des menaces pour la colonie est de se faire
attaquer :
- Par des pics verts ou autres pics épeiche, noirs
- Par des souris si vous avez oublié la grille anti souris
devant l’entrée de la ruche.
Ou encore l’humidité et l’excès de couvertures sur le couvre
cadres
Tous ces phénomènes peuvent affaiblir la colonie et lui être
fatal.
Évoquons aussi les varroas ayant résisté aux traitements de
fin de saison, qui se tiennent dans le couvain même en période hivernale,
d’autant plus si les températures sont agréables.
La colonie qui élève du couvain augmente aussi son nombre de
varroas…
Même si vous n’allez certainement pas avoir tous ces
problèmes à la fois, il est possible que votre colonie soit faible à la fin de
l’hivernage, début avril.
Le rationnement et le passage d’abeilles d’hiver à celles
d’été, ou encore les conditions climatiques sont autant de facteurs normaux qui
peuvent influer sur la colonie même avec une bonne conduite d’élevage.
Vous pouvez faire en sorte que ces facteurs aient moins d’importance…
Comment ?
En ajoutant un additif aux plantes dans le sirop ou encore
en y mettant du sel…
7 grammes de sel de table par kilo de sirop, ce qui nous
donne 70 grammes pour un bidon de 10 Litres.
Le sel va maintenir durant l’hiver l’apport en minéraux et
faire en sorte que les abeilles aient un meilleur métabolisme hivernal. Elles
seront à même de mieux résister aux maladies, notamment la diarrhée due aux
périodes de froid humide.
Des abeilles qui sortent en meilleure santé de l’hivernage
c’est une meilleure reprise de la saison, pas de couvain refroidi, plus
d’abeilles et une ponte de la reine bien meilleure grâce à la gelée royale
fournie par les jeunes abeilles.
Cela n’évite bien sûr pas les intrusions ou les conditions
climatiques mais c’est une garantie supplémentaire pour les abeilles de mieux
passer l’hiver.